Ma réaction à chaud suite à l’article de la BBC :

Warnings over Guatemala’s volcano tourist hotspot

 
Chère Freya Scott-Turner,
Merci pour cet article détaillé sur les risques liés aux activités touristiques autour des volcans Fuego et Acatenango.
Selon vous, quelle est l’activité la plus inconsciente réalisée sur le volcan Fuego : celle de permettre à des randonneurs d’escalader les volcans Fuego et Acatenango pour admirer l’activité éruptive du volcan, ou celle d’avoir permis à des milliers de personnes de construire un village et un golf dans une zone à haut risque d’avalanche ardente ?
Les randonneurs, bien que conscients des risques inhérents à l’ascension d’un volcan actif, ne sont généralement exposés que pendant de courtes périodes. Ils prennent des précautions spécifiques et peuvent choisir d’éviter les zones les plus dangereuses en fonction des alertes actuelles. Les risques incluent des éruptions soudaines, des coulées de lave, des nuées ardentes et des projections de roches.
En revanche, les habitants de San Miguel Los Lotes vivaient constamment dans une zone de danger sans être pleinement informés des risques quotidiens d’éruption. La tragédie de 2018, qui a enseveli la ville sous les cendres et les roches en raison d’une nuée ardente descendue tout droit du cratère principal du Fuego, a fait jusqu’à 3 500 victimes selon les habitants. Cela illustre la vulnérabilité extrême et permanente à laquelle ces résidents étaient exposés. Le manque d’informations adéquates et de systèmes d’alerte efficaces a significativement augmenté leur risque de décès et de destruction de leurs biens.
Si les randonneurs doivent assumer la responsabilité de leurs choix, il est inacceptable de mettre en danger la vie de milliers de personnes en autorisant la construction d’habitations et d’infrastructures dans des zones à haut risque volcanique.
De plus, il est à noter que depuis un certain temps, les médias publient des articles alarmistes sur les randonneurs blessés ou ayant perdu la vie sur un volcan. Souvent, ces incidents sont dus à des chutes, similaires à celles qui pourraient se produire sur n’importe quelle montagne, et non à des éruptions volcaniques. Cette focalisation sur des incidents non spécifiques aux risques volcaniques contribue à une perception biaisée des dangers réels. Il est évident que plus un article est alarmiste, souvent à défaut, plus il est lu. Cette tendance alarmiste, motivée par le désir d’augmenter l’audience, peut malheureusement déformer la perception du public sur les risques réels.